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 Smiles and Lies [Declan]

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MessageSujet: Smiles and Lies [Declan]   Mer 14 Avr - 17:23



© L. Wine & livejournal

ARE YOU LISTENNING?



    Le visage fermé, je posais mes livres sur la table en claquant bien la couverture au bois de mon bureau. Ce n’était décidément pas ma journée et pour être franche, je la haïssais. Tout aller de mal en pis et puis j’en avais marre tout simplement ce n’était pas tellement compliqué à comprendre. Sortant de la chambre, je partis vers le salon où mon frère s’excitait comme un idiot sur la télévision où il jouait à un de ses jeux débiles auquel d’habitude j’aimais jouer aussi. Boudant légèrement devant le manque de communication probable s’il me venait à l’idée d’ouvrir la bouche. Pestant légèrement contre ce bon à rien jamais présent quand j’en avais besoin, je fis demi tour pour rentrer dans le plus grand, celui que je tenais à éviter pour le moment. Il avait en effet l’incroyable faculté de pouvoir lire en moi tout ce que je ressentais et il est bien évident qu’il ne m’aurait pas laissé partir sans savoir ce qui pouvait me turlupiner. Prenant sur moi, je me hissais sur la pointe des pieds avant d’embrasser rapidement sa joue, sans pour autant réfréner ma course, prenant presque les jambes à mon cou pour le contourner et bondir jusqu’à la porte. En effet, j’avais besoin d’entendre les insultes du plus jeune et non les conseils plus avisés de la majorité. Hors le premier étant occupé, je n’avais plus qu’à aller gambader pour me calmer en solitaire, voir peut-être retrouver une amie. Glissant les doigts dans mes cheveux, je levais la tête vers le ciel, inspirant profondément le souffle d’air avant de partir dans la rue. Le soir tombait et l’horizon préparait une explosion qui promettait d’être magnifique. Pensive, voir rêveuse, je songeais à un endroit d’où je pourrais observer ce phénomène naturel sans être dérangée. Réfléchissant tout en jouant les équilibristes sur le trottoir, une illumination me frappa soudainement, me poussant presque à sauter sur le trottoir. Je savais où aller.

    Me précipitant sur la droite, je remontais une côte avant de savourer l’odeur alléchante d’un glacier qui finissait sa journée. M’approchant du comptoir, je regardais les différents parfum avant de regarder longuement mes préférences. Il y avait un peu de tout, et je ne savais pas vraiment lequel choisir. Pensive, je cherchais avant de tourner la tête pour voir un de mes ex remonter la rue. Grimaçant faiblement, je relevais ma capuche avant d’enfiler des lunettes de soleil histoire de ne pas être emmurer Je le connaissais par cœur et le fait qu’il se soit entiché de moi alors que je n’avais pas réellement de sentiments pour lui m’avait doté d’un pot de colle haut en couleur. Me tournant de nouveau vers les parfums, j’optais pour une pistache. Relevant la tête vers le vendeur, je lui demandais rapidement et pris la glace tout en payant, m’éloignant vers le haut. Je sus à l’instant où nos silhouettes furent à hauteur qu’il savait qu’il m’avait déjà vu. Mais je ne lui laissais pas le temps de réfléchir m’éloignant rapidement. C’était une monumentale erreur que d’avoir couché avec lui, ce soir où j’étais venu déverser mon chagrin dans l’alcool comme une idiote. Il m’avait payé un verre et je ne fus pas longue à comprendre qu’il cherchait de la compagnie pour une nuit. L’idée qu’il puisse me faire oublié mes sentiments ne serait-ce qu’un temps m’avait attiré mais je ne me souvenais pas avoir accepté ne serait-ce que l’idée de coucher avec un inconnu. Et voilà que j’ouvrais les yeux dans la pénombre d’une chambre d’hôtel de plus. La nausée m’envahit, même si j’étais bizarrement tombé sur un type bien et doux. Mais je me dégoûtais moi-même de m’être mise dans ce genre de situation. Quoique le fait d’être courtisée par William devrait me faire oublier ce petit désagrément, ce n’était pas le cas. En réalité, m’enfermer dans un couvent était peut-être une idée pas si répugnante que ça. Glissant la langue sur ma glace, je soupirais tout en plongeant mes lèvres dans la glace. Je ne comprenais pas d’où me venait subitement cet accès de mauvais humeur ou plutôt si, je ne le savais que trop bien.

    Un gars de la fac avait fait mention de mes parents avant de se moquer d’une fille qui a son goût avait été traumatisé au point de devenir frigide. Il était vrai que j’étais un peu garçon manqué, grande gueule et prompte à distribuer les claques, mais de là à me traiter de femme frigide il y avait un pas. Quand on y regardait de plus près, il était vrai, un fait établit, que la plupart des jeunes filles collectionnaient les mecs ou avait le leur. Sauf moi. Évidemment, je flirtais, mais j’allais rarement plus loin. J’étais plutôt du genre à me protéger des sentiments trop difficile, ou peut-être à éviter d’en avoir davantage. Soupirant légèrement, je songeais au fait que la tranquillité n’avait pas son prix et que peut-être je ne pourrais jamais retrouvé la mienne. Depuis que j’avais perdu mes parents je faisais l’expérience de sentiments désagréables, jusqu’à être amoureuse d’un homme que je n’aurais jamais dû voir ainsi.

    -La vie est trop nulle.

    La phrase était sortie toute seule alors que j’atteignais enfin l’endroit que je voulais voir. La mer s’étendait miroitante, miroir d’un coucher de soleil explosif et magnifique. Jetant la serviette dans une poubelle, je retirais mes sandales avant de m’approcher de l’eau cristalline pensive, ailleurs, dans un autre temps lointain où je n’avais pas autant de problèmes. Des années auparavant. Un bruit me fit tourner la tête et je regardais au loin tandis qu’une personne venait vers moi. Et flûte, moi qui pensait avoir la paix, c’était manqué. Mais bientôt, je ne pus que sourire en reconnaissant la personne.

    -Salut Declan.

    Mon meilleur ami et quelque part, mon meilleur ennemi. Car malheureusement par sa faute, je ressentais des choses contre lesquelles il était dur de lutter.

    -Qu’est-ce que tu fais là?
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Smiles and Lies [Declan]

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